Archive | mars, 2013

Biomimétisme vs biomorphisme

18 Mar

Parce qu’on me pose souvent la question, j’aimerais ici ré-affirmer que non, le biomimétisme ce n’est pas faire des objets aux « formes naturelles », en tout cas, ce n’est pas sa finalité, mais celle du biomorphisme.

Le biomorphisme caractérise toute œuvre aux formes courbes, organiques. Le courant artistique emblématique de cette idée est sans conteste l’Art Nouveau, lui-même dans la lignée de toute une tradition occidentale, antique et médiévale, puisant dans la nature l’inspiration de ses formes ornementales. Mais initialement le terme «  biomorphisme  » désigne une tendance artistique de la première moitié du XXe siècle, dont les œuvres rompent avec les formes rigides et orthogonales des précédents abstraits. Cette tendance se manifeste dans un contexte d’instabilité politique, d’instauration de régimes totalitaires et de désillusion des idées optimistes de la machine ; on cherche dans les formes inspirées par la nature un remède à l’inhumanité des systèmes et de l’industrialisation. Néanmoins ce désir de reconnexion avec la nature ne se traduit qu’à travers un mimétisme d’aspect, on n’évoque, plus qu’on imite, les formes du vivant dans une recherche d’esthétisme. Un exemple récent de biomorphisme serait la Water bottle du designer britannique Ross Lovegrove. Une bouteille d’eau évoquant la forme même de l’eau, afin de «  glorifier  » cette dernière.

On peut cependant identifier une branche «  structurelle  » du biomorphisme qui opérerait un mimétisme de structure, dans un but souvent plus fonctionnaliste et avec une recherche d’efficacité. Par exemple les architectures de Frei Otto, inspirées par les bulles de savon et les toiles d’araignées, et dans une certaine mesure celles d’Antoni Gaudi, architecte de la célèbre Sagrada Familia de Barcelone, aux piliers inspirés par des arbres. Bien qu’au début son travail était avant tout esthétique, il s’est rendu compte que le gain de résistance obtenu avec moins de matériau n’était pas négligeable. Il dira d’ailleurs «  l’architecte du futur construira en imitant la nature, parce que c’est la plus rationnelle, durable et économique des méthodes  ».

Donc du biomorphisme, oui, mais d’abord du biomimétisme !

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conférence « Mycélium » de Biomimicry Europa : la Permaculture

7 Mar

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À travers les rencontres Mycélium, Le Comité Français de Biomimicry Europa vous propose une fois par trimestre de rencontrer ces acteurs du changement désirable. Ils ne se revendiquent pas forcément du « biomimétisme » en tant que concept,  mais vont pourtant bien chercher leur inspiration dans le foisonnement créatif du vivant ! Venez les écouter partager leur expérience !

Pour sa première édition, les rencontres Mycélium on le plaisir d’accueillir Bernard Alonso, l’un des plus renommé permaculteur !

Pour en savoir plus vous pouvez télécharger le flyer (réalisé par votre aimable serviteur ^^) conf-mycelium-permaculture2013

ou aller sur le site de l’association Biomimicry Europa

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