Archive | avril, 2013

Un design pour les humains, donc pour la planète

14 Avr

On dit que le design est centré sur l’humain et ses intérêts, qu’il cherche à lui faciliter l’existence. Or, c’est un fait, l’être humain est dépendant du monde qui l’entoure, de l’écosystème planétaire, et dont il est une partie intégrante. Donc, pour servir les intérêts de l’humain, il est logique de chercher à servir les intérêts de la planète.

Cependant, cette vision du design, si elle semble la plus juste et la plus justifiable, n’est pas forcément celle adoptée par tous les designers. À l’heure actuelle de nombreux designers n’intègrent pas la question de la responsabilité, et même de l’efficience, dans leurs travaux. Je citais précédemment la Water bottle de Ross Lovegrove (bon en passant, esthétiquement j’adore Lovegrove). Celui-ci se dit très attaché à la nature qu’il prend souvent comme inspiration, pourtant cet attachement semble bien superficiel et ne va pas dans le sens d’une préservation. Avec Water bottle l’eau est certes glorifiée, mais à quel prix, pour quelle pollution ? Et on ne peut que s’étonner de ce manque d’efficience chez Lovegrove, qui qualifie tous ses projets de DNA (Design, Nature, Art). Quitte à créer une bouteille d’eau en plastique – dont on sait à quel point elles sont polluantes –, il aurait été tout à fait à propos de la penser et de la vanter comme soucieuse de son impact écologique. Lorsqu’on est fasciné par la nature, selon ses propres termes, comment ne pas souhaiter sa sauvegarde, au risque de n’avoir plus qu’à aimer une image, une idée. Si son travail peut ne pas être jugé volontairement irresponsable, on peut se dire que ce manque de cohérence est au minimum dommage.

L’échelle à laquelle le designer – comme tout individu – peut agir n’est pas importante, car chaque action, aussi petite soit-elle, a un impact. Il ne s’agit pas de culpabiliser une profession, même si celle-ci a des liens privilégiés avec les choix de productions. Il s’agit de voir l’opportunité qui s’offre au designer de s’imposer comme un acteur essentiel, apte à relever les défis sociétaux qui nous attendent, tant sur la forme technique, rationnelle, que sur celle plus subjective, sensible, mais si présente chez l’homme. En cela l’alliance du design et du biomimétisme ne peut être que bénéfique.

effet-papillon

Bufo bufo

6 Avr

Saviez-vous que les chercheurs de l’Université Polytechnique de Catalogne, en Espagne, étudient la synchronisation très particulière des chants d’amphibiens pour optimiser des réseaux à ondes comme la wifi, diminuant ainsi la perte d’informations ? (en savoir plus)

Alors, même si les technologies liées à internet sont encore très énergivores (et qu’on ne le dit pas assez), l’amélioration des systèmes d’échanges d’informations pourraient bien jouer un rôle crucial dans la création d’une société plus écologique, plus apte à se ré-ajuster rapidement en fonction des conditions climatiques, des ressources, etc…

Ce serait mieux d’arriver à communiquer comme les plantes, mais ça j’en parlerai un autre jour ;)

crapaud

P.S.: Bufo bufo, c’est le nom du crapaud commun (si tous les noms étaient aussi simples !)