Archive | janvier, 2014

Être un monde

20 Jan

Si nous nous sentons si éloignés de la biosphère, peut-être est-ce aussi que nous ne regardons pas au bon endroit… partout !

Le mercredi 15 janvier avait lieu une rencontre organisée par Biomimicry Europa, qui rappelait, entre autres, que nous sommes moins humains (biologiquement parlant), que bactériens. Nous sommes un monde, avec ses continents, ses climats, ses espèces à nous-seuls… Voilà une belle raison de cultiver ce sentiment d’interdépendance à la biosphère, qui nous fait trop défaut.

P.S.: jeudi 23 janvier à 20h30 aura lieu au même endroit la présentation de l’Ecocentre Le Bouchot. Découvrez-y toutes leurs activités autour de la permaculture, du biomimétisme, etc… plus d’infos ici

Transition végétale

19 Jan

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit, prise que j’étais dans le flot d’une période de transition – mais n’est-on pas toujours en transition ?

Les changements que j’ai vécus sont surtout d’ordre professionnel, néanmoins j’essaie aussi d’en amorcer certains de plus profonds. Notamment ma capacité à m’émouvoir face à des végétaux, ou pour être plus précise, face à toute forme de vie non-animale.
En bonne humaine occidentale que je suis, je suis instinctivement attirée par les animaux, et plus particulièrement par les mammifères. Entre nager avec des baleines et découvrir un arbre multi-centenaire, je choisis le truc qui bouge.
De même quand je me balade en ville je suis heureuse de croiser un pigeon ou un lévrier irlandais, m’exclamant « enfin un peu de vie ! », alors qu’il me semblerait plus juste d’arriver à ressentir ce même profond respect face à un platane ou un brin d’herbe narguant quelques pavés. Ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas pousser, qu’ils ne sont pas doués de mouvement ; et qu’on ne les entend pas, qu’ils ne parlent pas. Et quand bien même, n’est-ce pas là des critères d’appréciation de la vie bien arbitraires ?

Dans la préface française du livre de Janine Benyus, Gauthier Chapelle rappelait, avec toute la justesse qui le caractérise, que nous faisons partie d’une seule et belle famille terrienne, respirant le même air, constitués des mêmes particules… Si nous sommes tous de la poussière d’étoiles, nous serons tous un jour la matière de nouvelles formes de vie inconnues. Il y a ici quelque chose de vertigineux et en même temps de tellement simple…
Alors la prochaine fois que vous croiser une plante, regardez-la avec autant de tendresse que votre hamster, et essayez d’imaginer toute l’ingéniosité (notamment en terme de patrimoine génétique nécessaire) dont elle doit faire preuve pour résister aux intempéries, pour capter sa nourriture, se défendre, sur des laps de temps parfois longs, sans jamais pouvoir bouger de l’endroit où elle est née, enfin presque, mais ceci est une autre histoire…