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Le roseau et le grand groupe

15 Juin

Vous ne connaissez pas la phyto-épuration ? Alors jetez un coup d’oeil au projet de La zone Libellule de Suez-Environnement, qui utilise les capacités de filtration des écosystèmes aquatiques, notamment grâce aux roseaux qui travaillent en symbiose avec des micro-organismes.

roseau

roseau commun en floraison

Nids insectifuges

4 Mai

Eh oui les oiseaux n’ont pas attendu l’arrivée des insecticides pour protéger leurs nids des parasites. Ils utilisent les propriétés naturelles de certaines plantes en les intégrant à leurs nids (carotte sauvage, lavande…).

Et on a découvert qu’aujourd’hui les moineaux utilisent aussi les mégots de cigarettes, car la cellulose et la nicotine auraient les mêmes propriétés. C’est toujours plaisant de voir que la vie s’adapte, mais ça laisse perplexe sur notre impact tout de même, non ?

moineau

Bufo bufo

6 Avr

Saviez-vous que les chercheurs de l’Université Polytechnique de Catalogne, en Espagne, étudient la synchronisation très particulière des chants d’amphibiens pour optimiser des réseaux à ondes comme la wifi, diminuant ainsi la perte d’informations ? (en savoir plus)

Alors, même si les technologies liées à internet sont encore très énergivores (et qu’on ne le dit pas assez), l’amélioration des systèmes d’échanges d’informations pourraient bien jouer un rôle crucial dans la création d’une société plus écologique, plus apte à se ré-ajuster rapidement en fonction des conditions climatiques, des ressources, etc…

Ce serait mieux d’arriver à communiquer comme les plantes, mais ça j’en parlerai un autre jour ;)

crapaud

P.S.: Bufo bufo, c’est le nom du crapaud commun (si tous les noms étaient aussi simples !)

Esthétisme, désir et raison

2 Fév

Dans le billet précédent j’évoquais le lien entre art et empathie, voyant là la possible origine de la sensibilité du designer… Pourtant il me semble que ce n’est pas le seul rapprochement avec l’art qui suffise à lui donner son caractère humaniste, mais bien lorsque son goût pour l’art se couple avec l’astreinte du fonctionnalisme.
De ce mariage parfois mal aisé, qui m’a souvent fait dire que le designer passait son temps « le cul entre deux chaises », naît aussi sa capacité à voir dans l’esthétisme un moyen, un outil, pour susciter l’adhésion de l’utilisateur. « Rendre un objet désirable ». Bien qu’au début nous cherchons souvent à le rendre désirable pour nous « Créateurs », même si nous ne sommes pas destinés à en être l’utilisateur, ce qui serait à ranger dans la longue liste des contraintes d’un projet, derrière la volonté du commanditaire, les capacités des fabricants, la réalité physique – ah ! Newton ! –, et toutes les visions culturelles, sociétales et économiques à prendre en compte même si elles s’affrontent…


Mais revenons à l’esthétisme et au désir.


Quand je me suis lancée dans la démarche biomimétique, il est évident que mon admiration pour les « formes naturelles » s’est accrue et il m’était difficile d’imaginer un objet biomimétique qui ne prenne pas l’apparence de l’organisme imité, pensant — peut-être pas totalement à tort — que l’objet inspiré devait crier haut et fort ses origines, d’une part parce que « la nature est belle » et d’autre part parce que ce biomorphisme pouvait être une première manière de sensibiliser les gens à la cause écologique (si on aime on protège, le WWF l’a bien compris en choisissant un panda comme emblème).
Mais voilà le biomorphisme passe généralement à côté de l’idée la plus géniale du biomimétisme : la compatibilité avec la biosphère.
Il est relativement aisé de concevoir des objets aux formes organiques – même s’il faudrait s’accorder sur le terme « organique », le vivant étant aussi rempli de formes d’une rigueur géométrique à faire pâlir tout constructiviste… Cependant concevoir des objets ayant la forme qui mènera à l’utilisation la plus économe en matériaux et énergie, biodégradables ou recyclables, fabriqués localement, avec une prise en compte complète de leur cycle de vie… voilà ce qui serait biomimétique, même si l’objet final est d’une banalité formelle affligeante.
C’est une réflexion qui m’amène aujourd’hui à m’intéresser de plus en plus au troisième niveau d’inspiration du biomimétisme : s’inspirer des écosystèmes et des interactions entre êtres vivants. Un très bon moyen pour pousser le principe du up-cycling, trop sous-exploité à mon sens. C’est aussi un bon moyen de ne pas tomber dans le biomimwashing greenwashing, dont je parlerai bientôt dans un prochain billet.
Alors certes l’objet fabriqué n’aura peut-être pas le lyrisme extraordinaire d’un membracide – ces mini-monstres chers à mon cœur –, mais peut-être qu’il dépensera moins d’énergie, ne produira pas de déchets et qu’il sera, à sa manière, un petit pas en faveur de cette biodiversité que je désire tant préserver…

panda

C.

Happy new year !

4 Jan

CarteVoeux2013

Sur la carte un renne, qui pourrait bien nous donner quelques idées d’isolation et de systèmes de refroidissement (eh oui), ici et ici.

C.

King fisher

13 Déc

Eh ! j’ai inspiré un célèbre train japonais qui grâce à moi à économiser 15% d’énergie ! Alors si vous voulez en savoir plus regardez ici… mais je reste le plus beau !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C.